Nous souhaitons très humblement faire découvrir au plus grand nombre ce que les Suisses lors de leur migration, puis les générations futures ont pu amener  à la ville de Marseille et en Provence.

Nous démarrons ce travail très imparfait et comptons sur vous pour le compléter, et partager avec nous  vos récits vos Photos. societesuissedebienfaisance@gmail.com

 

En 2025, nous prévoyons de découvrir in situ lors de visites guidées, les éléments visibles, les traces laissées par  nos aïeux .

 

 

Au 19e siécle:

Renée Lopez-Théry, auteur en 1986 d’une thèseLien externe de doctorat sur les Suisses de Marseille.

Le grand port méditerranéen abrite une colonie suisse depuis des siècles.

Une communauté surtout protestante, organisée et prospère.

 

Petite hier, encore plus qu’aujourd’hui, la Suisse voit tout au long de son histoire partir ses habitants pauvres ou en quête de débouchés prometteurs.

Un thème abordé par les historiens, mais peu connu du grand public.

 

Point de passage obligé vers le vaste monde, Marseille accueille dès le 16e siècle, mais surtout au 19e et au début du 20e siècle, des milliers de Suissesses (un temps majoritaires) et de Suisses en quête d’emplois.

 

«Dans les familles bourgeoises au 19e siècle, les domestiques suisses faisaient figure de cartes de visite»

Selon la chercheuse marseillaise, de nombreux Suisses sont également employés dans l’hôtellerie, la restauration, le négoce ou la banque.

Des pauvres très qualifiés

«Ces migrants étaient réputés pour leurs qualifications. Ils parlaient plusieurs langues ou maitrisaient la sténographie, concurrençant fortement la main-d’œuvre française», ajoute Renée Lopez-Théry.

De fait, au début du 19e siècle, les Suisses constituent la 2e communauté étrangère de Marseille derrière les Italiens.

«Nombre de Suisses débarquaient ici avec la ferme intention de réussir et de faire carrière», souligne Renée Lopez-Théry.

Et de citer quelques exemples d’implantation réussie comme

la Maison Sigrist (chapeaux et casques coloniaux),

la Maison Berger (absinthe),

l’entreprise Sigg (huilerie),

la brasserie Phénix

les horlogers Beuchat, Chopard, Bornand et Wuillemier.

 

 

Les Suisses contribuent également à asseoir la réputation gastronomique de Marseille.

 

La cité phocéenne et sa voisine Aix-en-Provence sont en effet des haut-lieux de la confiserie et les Suisses

– Linder, Semadini, Castelmuro –

se taillent une solide réputation en y adaptant leur savoir-faire originaire le plus souvent des Grisons.

 

Les fameux Calissons sont ainsi une création suisse!!

 

 

Ingénieur de génie, Frantz Major de Montricher  a amené l’eau à Marseille.

 

https://www.afgc.asso.fr/history-heritage/mayor-de-montricher-jean-francois/

 

D’origine suisse (Jean François Mayor de Montricher est né le 19 avril 1810 à Lully dans le canton de Vaud), naturalisé français en 1833, il suit son père commerçant qui s’installe à Marseille en 1823, et effectue ses études secondaires à l’actuel Lycée Thiers.

Il est reçu à l’Ecole Polytechnique en 1827 et sort major de l’Ecole des Ponts et Chaussées en 1832. 

 

Jean-François Mayor de Montricher est nommé en 1836 ingénieur du département des Bouches-du-Rhône,

et conçoit un projet de dérivation des eaux de la Durance pour alimenter Marseille en eau par un canal qu’il conçoit et réalise entre 1838 et 1854.

Pour construire le canal de Marseille d’environ 80 km de longueur dont 17 km en souterrain, dans un relief assez tourmenté, Montrichet construit 18 ponts-aqueducs importants, des tunnels, des bassins et de nombreux ouvrages techniques.

Pour franchir la vallée de l’Arc, s’étant opposé au passage en siphon proposé par les ingénieurs Gendarme et Villeneuve, il choisit de réaliser un tracé gravitaire et conçoit donc l’aqueduc de Roquefavour, de 393 m de long et 83 m de hauteur, qui est aujourd’hui le plus long et le plus haut aqueduc en maçonnerie encore en activité dans le monde.

 

 

 

 

Au 20e et 21e siècle

 

Des suisses  engagés,  actifs dans les domaines de l'Environnement et des Arts.

 

Femme Suisse célébre et courageuse, Berty Albrecht 

L’une de grandes figures de la Résistance marseillaise est d’ailleurs d’origine suisse. Berthe Albrecht Wild, Suissesse par son père, est l’une des six femmes nommées CompagnonLien externe de la Libération.https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/berty-albrecht

Berty Albrecht - Wild de son nom de jeune fille - est née le 15 février 1893 à Marseille, dans une famille bourgeoise et protestante d'origine suisse.

Après des études classiques à Marseille puis à Lausanne, elle passe un diplôme d'infirmière en 1912.

Jeune diplômée, elle part pour Londres à la veille de la grande Guerre comme surveillante dans une pension de jeunes filles. Après le déclenchement des hostilités, Berty rentre à Marseille où elle exerce dans les hôpitaux militaires.

Après l'armistice, elle épouse un banquier hollandais, Frédéric Albrecht, et habite la Hollande, puis Londres à partir de 1924. Là, elle commence à s'intéresser à la condition féminine.

Revenue à Paris en 1931, elle devient membre de la Ligue des Droits de l'Homme, et crée, en 1933, une revue, le Problème sexuel, dans laquelle elle défend notamment le droit des femmes à l'avortement libre.

 

Etienne Robert peintre de la Provence, 

Etienne Robert était Suisse, né à Le Locle dans le canton de Neuchâtel le 25 mars 1875, et mort à Marseille, fin juillet 1959, âgé de 84 ans.

Il était le cadet d'une famille nombreuse, dont le père possédait une petite ferme et travaillait à domicile à de l'horlogerie. Etienne a reçu une formation de dessin, de peinture, et de calligraphie. Probablement sur les conseils d'un de ses amis, il déménage à Marseille où se trouvait alors une importante colonie suisse. Il travaille comme calligraphe dans une entreprise, sur la Cannebière, et pratique la peinture sur le motif, avec d'autres amis peintres. Peu à peu, il fait de la peinture son activité principale. Il habite avec sa femme marseillaise une petite maison en haut du boulevard Vauban, dans laquelle il a installé son atelier. 

Etienne Robert peignait surtout la Provence. Disposant d'un cabanon au pied du Garlaban, il rayonnait dans la campagne à la recherche de sujets. 

 

Dans le domaine de l'environnement et de la protection de la nature en particulier les zones Humide.

Mr Lukas Hoffmann a été  un pionnier en la matière .

Il acquiert en 1948 la Tour du Valat, vaste domaine au cœur de la Camargue, et y fonde en 1954 la station biologique éponyme qui deviendra rapidement une référence mondiale pour l’ornithologie, où plusieurs générations d’écologues et de chercheurs du monde entier se succéderont.

 

https://tourduvalat.org/fondation-tour-du-valat/luc-hoffmann/

 

Dans le domaine de la culture  et du changement 

Sur Arles  Maja Hoffmann  Fondatrice et présidente de la Fondation LUMA, 

 

En pilotant le développement de LUMA Arles, Maja Hoffmann a permis de faire avancer la mission de la fondation en s'attaquant à des questions urgentes concernant la culture, la nature, l'expérimentation scientifique et l'écologie, tout en encourageant de nouvelles structures pour l'innovation et vers un changement positif. 

https://www.luma.org/fr/live/people/Maja-Hoffmann-ec44c58c-c7c1-416d-a545-7ee4fa5a4839.html?lang=fr

 

 

 

 

 

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Thèse de Mme LOPEZ sur l'immigration suisse

 

Histoire des suisses à Marseille

 

Conférence de Mme LOPEZ lors de la journée du patrimoine du 17 Septembre 2017